Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Melin, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 410 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
à Melin, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève 100 % de maisons individuelles, 77 % de propriétaires occupants, 1.53 personne(s) par logement, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Melin est crédible.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 6 % du plafond applicable à Melin pour le plancher bas. Traduit en aide effective, cela donne 1 920 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 1 080 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Solde du dossier à Melin : la pièce déterminante est le contrôle de continuité en périphérie. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Melin, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation du plancher bas et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Combien de m² de sous-face exactement ? À Melin, le logement de référence de 95 m² situé en zone H1c en compte environ 48 pour l'isolation du plancher bas. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 440 € et 3 360 € TTC (30–70 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
À l'échelle intercommunale, à Melin relève de CC des Hauts du Val de Saône. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
La part de propriétaires occupants — 77 % à Melin — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 26 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le parc local commande la faisabilité : sur 34 résidences principales, on estime 34 maisons individuelles (100 %) à Melin. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.