Nous raisonnons à Mélamare sur un logement de 120 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 16 500 kWh par an, soit près de 1 770 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La lecture du parc complète l'analyse : 202 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Caux Seine Agglo, environ 318 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Mélamare, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Planning réaliste à Mélamare : quatre à sept semaines d'intervention pour un façadier RGE sur l'isolation thermique par l'extérieur. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : l'arrêt d'isolant en pied de façade, qui recrée un pont thermique linéique oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 622 € à 5 244 € à Mélamare, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Une moyenne de 2.66 personne(s) par logement à Mélamare : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de l'isolation thermique par l'extérieur avec le reste du bouquet.
Le solde se finance : à Mélamare, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITE contribue déjà à 1 770 € d'économie annuelle attendue.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 71 DPE publiés par l'ADEME à Mélamare, soit 202 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un façadier RGE, dont l'intervention sur l'isolation thermique par l'extérieur dure quatre à sept semaines.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Mélamare, en zone H1a, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation thermique par l'extérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Mélamare, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 26 220 € comme l'ITE, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.