Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Megève, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 745 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 50 % du parc, 1776 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 548 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Megève, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La structure énergétique locale (27 % gaz, 22 % fioul, 0 % réseau de chaleur à Megève) explique pourquoi la remise à niveau d'un logement mis en location n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Megève, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Dans l'ordonnancement du chantier à Megève, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Sur la facture, ce poste vaut 1 078 € à 1 617 € par an à Megève : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 15 055 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1c.
Guichet compétent : CC Pays du Mont-Blanc, dont dépend le territoire à Megève. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Trésorerie du projet à Megève : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 480 € d'économie annuelle auxquels le logement loué participe.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 506 résidences principales, on estime 548 maisons individuelles (36 %) à Megève. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.