Le cas de référence retenu ici porte sur 120 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 900 kWh par an, soit près de 1 600 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Mée, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 3 % du plafond applicable à Mée pour l'audit. Traduit en aide effective, cela donne 880 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 495 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Structure du parc de Mée : 95 % de maisons individuelles, soit environ 80 logements sur 84 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour l'audit énergétique réglementaire, le poids réel de l'antériorité de l'audit sur tout engagement de devis dans les projets déposés.
Qui décide, et donc qui finance : 84 % de propriétaires occupants à Mée, soit environ 71 logements. Pour l'audit énergétique réglementaire, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Mée : que deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C figure au devis, que un auditeur qualifié et indépendant des entreprises soit qualifié RGE à la date de signature, et que la remise du rapport complet, scénarios chiffrés inclus soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Mée correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'audit énergétique réglementaire rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
À la réception à Mée, le document déterminant est la remise du rapport complet, scénarios chiffrés inclus. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'audit énergétique réglementaire à Mée suppose deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 100 € revient à 55 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.