Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Mazières-Naresse, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Nous raisonnons à Mazières-Naresse sur un logement de 100 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 12 400 kWh par an, soit près de 1 330 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mazières-Naresse, sur une base de 100 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 23 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 506 000 € à 1 035 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Sur la facture, ce poste vaut 969 € à 1 453 € par an à Mazières-Naresse : la remise à niveau d'un logement mis en location couvre 40 à 60 % des consommations, soit 13 527 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2c.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 353 DPE pour 1 000 résidences principales à Mazières-Naresse (18 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Mazières-Naresse, la part de maisons atteint 100 % du parc (51 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Le choix du scénario change l'assiette : à Mazières-Naresse, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le logement loué chiffré autour de 770 500 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Mazières-Naresse suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 770 500 € revient à 38 525 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Exigence opposable à Mazières-Naresse : les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la remise à niveau d'un logement mis en location qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.