Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Mazeray, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le chiffrage type publié sur cette page part de 110 m², en zone H2c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 600 kWh par an, soit près de 1 460 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Mazeray, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Solde du dossier à Mazeray : la pièce déterminante est le constat de décence après travaux. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Mazeray suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 6 599 500 € revient à 329 975 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
La part de propriétaires occupants — 84 % à Mazeray — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 361 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
À l'échelle intercommunale, à Mazeray relève de CC Vals de Saintonge Communauté. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le parc local commande la faisabilité : sur 432 résidences principales, on estime 428 maisons individuelles (99 %) à Mazeray. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mazeray, sur une base de 110 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 197 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 4 334 000 € à 8 865 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.