Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Mauves-sur-Loire, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable, et les données de Mauves-sur-Loire le montrent nettement. On relève 391 diagnostics publiés par l'ADEME, 79 % de propriétaires occupants, 3 409 habitants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mauves-sur-Loire est crédible.
Amortissement à Mauves-sur-Loire : le poste de 2 900 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 145 € par an. Encore faut-il que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Sur la facture, ce poste vaut 194 € à 333 € par an à Mauves-sur-Loire : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 098 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Mauves-sur-Loire, sur une base de 115 m² en zone H2b, l'isolation du plancher bas représente de l'ordre de 58 m² de sous-face. Multiplié par un prix unitaire de 30 à 70 €, on obtient une fourchette de 1 740 € à 4 060 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 298 DPE pour 1 000 résidences principales à Mauves-sur-Loire (391 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un isolateur intervenant en sous-sol et donc la date de démarrage possible pour l'isolation du plancher bas.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Mauves-sur-Loire : que R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé figure au devis, que un isolateur intervenant en sous-sol soit qualifié RGE à la date de signature, et que le contrôle de continuité en périphérie soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 314 résidences principales, on estime 1 230 maisons individuelles (94 %) à Mauves-sur-Loire. La hauteur libre disponible en cave ou vide sanitaire y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation du plancher bas.
Exigence opposable à Mauves-sur-Loire : R ≥ 3 m².K/W en sous-face sur local non chauffé. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'isolation du plancher bas qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.