Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Massangis, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 135 logements occupés par leur propriétaire, 423 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 168 maisons individuelles. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Massangis, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La part de propriétaires occupants — 80 % à Massangis — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation par l'intérieur, soit environ 135 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Massangis, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Massangis, l'ITI en absorbe environ 25 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 4 500 € à 8 000 € selon la catégorie de ressources.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 1.98 personne(s) par résidence principale à Massangis, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que l'isolation par l'intérieur doit être dimensionné.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Massangis, sur une base de 105 m² en zone H1c, l'isolation par l'intérieur représente de l'ordre de 100 m² de mur intérieur. Multiplié par un prix unitaire de 70 à 130 €, on obtient une fourchette de 7 000 € à 13 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 000 € à 2 000 € sur le chiffrage retenu à Massangis — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le solde se finance : à Massangis, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITI contribue déjà à 1 550 € d'économie annuelle attendue.