Le cas de référence retenu ici porte sur 115 m², en zone H1a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 179 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 150 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CA Seine-Eure. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Martot, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 32 DPE publiés par l'ADEME à Martot, soit 179 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Martot, sur une base de 115 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 30 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 840 000 € à 1 650 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le solde se finance : à Martot, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.
Qui décide, et donc qui finance : 84 % de propriétaires occupants à Martot, soit environ 150 logements. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 124 500 € à 249 000 € à Martot, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la sortie d'une étiquette F ou G à Martot, élargir la consultation à l'ensemble du département (Eure) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Amortissement à Martot : le poste de 1 245 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 62 250 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.