Nous raisonnons à Martinvelle sur un logement de 100 m², en zone H1b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 800 kWh par an, soit près de 1 480 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Martinvelle le montrent nettement. On relève 1.80 personne(s) par logement, 98 % de maisons individuelles, un rattachement intercommunal à CC des Vosges côté Sud Ouest, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Martinvelle est crédible.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la remise à niveau d'un logement mis en location facturé 1 072 000 € TTC à Martinvelle supporte 55 886 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Martinvelle. Le logement loué pesant environ 1 072 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Amortissement à Martinvelle : le poste de 1 072 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 53 600 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Martinvelle, élargir la consultation à l'ensemble du département (Vosges) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
La part de propriétaires occupants — 97 % à Martinvelle — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 64 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 107 200 € à 214 400 € à Martinvelle, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Martinvelle relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.