La typologie dominante du parc détermine la part de logements disposant d'une toiture exploitable en propre, et les données de Martigues le montrent nettement. On relève 48 298 habitants, 22 722 résidences principales recensées, 2.13 personne(s) par logement, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Martigues est crédible.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : 6 021 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 27 % du parc, environ 10 657 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de Métropole d'Aix-Marseille-Provence. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Martigues, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Martigues, le photovoltaïque en absorbe environ 17 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 3 038 € à 5 400 € selon la catégorie de ressources.
Sur la facture, ce poste vaut 221 € à 441 € par an à Martigues : une installation photovoltaïque en autoconsommation couvre 10 à 20 % des consommations, soit 4 109 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H3.
Même projet, aides très différentes : sur une installation photovoltaïque en autoconsommation à Martigues, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 6 021 logements à Martigues sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 27 % du parc. Pour une installation photovoltaïque en autoconsommation, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La structure énergétique locale (24 % gaz, 3 % fioul, 23 % réseau de chaleur à Martigues) explique pourquoi une installation photovoltaïque en autoconsommation n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Le choix du scénario change l'assiette : à Martigues, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le photovoltaïque chiffré autour de 6 750 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La part de propriétaires occupants — 47 % à Martigues — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur une installation photovoltaïque en autoconsommation, soit environ 10 657 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.