Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Marnes-la-Coquette, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Reste la question du taux applicable : pour « rénover une maison ancienne à Marnes-la-Coquette », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Exigence opposable à Marnes-la-Coquette : une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible). Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Sur la facture, ce poste vaut 1 128 € à 1 772 € par an à Marnes-la-Coquette : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 couvre 35 à 55 % des consommations, soit 16 500 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1a.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Marnes-la-Coquette, le bâti ancien en absorbe environ 64 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 11 583 € à 20 592 € selon la catégorie de ressources.
Le choix du scénario change l'assiette : à Marnes-la-Coquette, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le bâti ancien chiffré autour de 25 740 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Statut d'occupation à Marnes-la-Coquette : 440 logements occupés par leur propriétaire, soit 67 % du parc. La décision d'engager la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Marnes-la-Coquette correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
À l'échelle intercommunale, à Marnes-la-Coquette relève de Métropole du Grand Paris. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.