Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Marnay », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Marnay, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
À l'échelle intercommunale, à Marnay relève de CC des Vallées du Clain. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur la remise à niveau d'un logement mis en location et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Marnay suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 4 723 500 € revient à 236 175 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 472 350 € à 944 700 € sur le chiffrage retenu à Marnay — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 11809 % du montant plafonné retenu à Marnay. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 235 DPE pour 1 000 résidences principales à Marnay (72 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Marnay, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la remise à niveau d'un logement mis en location et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Marnay. Le logement loué pesant environ 4 723 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.