Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Marimbault, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné, et les données de Marimbault le montrent nettement. On relève 15 diagnostics publiés par l'ADEME, 85 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC du Bazadais, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Marimbault est crédible.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Marimbault suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 206 000 € revient à 60 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de la remise à niveau d'un logement mis en location. À Marimbault, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Marimbault, sur une base de 115 m² en zone H2c, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 36 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 792 000 € à 1 620 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Marimbault : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la remise à niveau d'un logement mis en location ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 15 DPE publiés par l'ADEME à Marimbault, soit 195 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
Le parc local commande la faisabilité : sur 77 résidences principales, on estime 77 maisons individuelles (100 %) à Marimbault. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 1 206 000 € TTC à Marimbault, cela correspond à environ 62 872 € de taxe, contre le triple au taux normal.