Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 200 kWh par an, soit près de 1 530 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Marigné-Peuton, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Marigné-Peuton, élargir la consultation à l'ensemble du département (Mayenne) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Marigné-Peuton correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la remise à niveau d'un logement mis en location rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 55 DPE publiés par l'ADEME à Marigné-Peuton, soit 251 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
En cas de contrôle sur site à Marigné-Peuton : la mention de les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé sur le devis, la qualification RGE de un opérateur agréé par l'Anah, et le constat de décence après travaux. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Sur le cas type retenu à Marigné-Peuton — 115 m² en zone H2b — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 97 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 2 134 000 € et 4 365 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 324 950 € à 649 900 € à Marigné-Peuton, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La part de propriétaires occupants — 77 % à Marigné-Peuton — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 170 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.