Le solde après aides s'étale : sur le cas type à Marignac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 188 maisons individuelles, 201 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC de la Haute Saintonge. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Marignac, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
À la réception à Marignac, le document déterminant est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Structure du parc de Marignac : 100 % de maisons individuelles, soit environ 188 logements sur 189 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la sortie d'une étiquette F ou G, le poids réel de le calendrier locatif et la date d'effet du bail dans les projets déposés.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2c applicable à Marignac correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Marignac suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 1 411 000 € revient à 70 550 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
La logistique dépend de la densité : 412 habitants pour 189 résidences principales à Marignac. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la sortie d'une étiquette F ou G, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 141 100 € à 282 200 € sur le chiffrage retenu à Marignac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Marignac. La sortie de passoire pesant environ 1 411 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.