Reste le financement du solde : sur le cas type à Maricourt, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Côté éligibilité : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Maricourt », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Maricourt, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 1 206 000 € comme le logement loué, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Maricourt, sur une base de 115 m² en zone H1a, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 36 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 792 000 € à 1 620 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
La part de propriétaires occupants — 91 % à Maricourt — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la remise à niveau d'un logement mis en location, soit environ 68 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.45 personne(s) par logement en moyenne à Maricourt, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Maricourt, la part de maisons atteint 100 % du parc (75 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Trois pièces décident du versement à Maricourt : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Maricourt, élargir la consultation à l'ensemble du département (Somme) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.