Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CC Beauce Val de Loire, de l'ordre de 235 maisons individuelles, 432 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Marchenoir, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Marchenoir, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.71 personne(s) par logement en moyenne à Marchenoir, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². L'installation d'une pompe à chaleur air/eau se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Marchenoir, sur une base de 120 m² en zone H1b, l'installation d'une pompe à chaleur air/eau représente de l'ordre de 8 kW de puissance calibrée. Multiplié par un prix unitaire de 1 400 à 2 200 €, on obtient une fourchette de 11 200 € à 17 600 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Planning réaliste à Marchenoir : deux à quatre jours d'intervention pour un frigoriste RGE QualiPAC sur l'installation d'une pompe à chaleur air/eau. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
À la réception à Marchenoir, le document déterminant est la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
L'écueil le plus coûteux reste le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 440 € à 2 880 € sur le chiffrage retenu à Marchenoir — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Statut d'occupation à Marchenoir : 183 logements occupés par leur propriétaire, soit 73 % du parc. La décision d'engager l'installation d'une pompe à chaleur air/eau y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Marchenoir, en zone H1b, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'installation d'une pompe à chaleur air/eau et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.