Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Malville, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 600 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 120 m², en zone H2b : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 900 kWh par an, soit près de 1 600 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Calendrier administratif à Malville : dépôt du dossier, accord préalable, puis travaux — jamais l'inverse. Engager l'audit énergétique réglementaire avant l'accord fait perdre l'intégralité de l'aide, soit jusqu'à 32 000 €, sans recours possible.
Statut d'occupation à Malville : 1 118 logements occupés par leur propriétaire, soit 78 % du parc. La décision d'engager l'audit énergétique réglementaire y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H2b applicable à Malville correspond à une base de 225 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'audit énergétique réglementaire rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Côté performance, l'audit énergétique réglementaire pèse pour 0 à 0 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Malville en zone H2b, cela représente entre 0 et 0 kWh évités par an, soit 0 € à 0 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Exigence opposable à Malville : deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de l'audit énergétique réglementaire qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.62 personne(s) par logement en moyenne à Malville, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². L'audit énergétique réglementaire se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Base ADEME : 459 diagnostics enregistrés à Malville, soit un taux de 321 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un auditeur qualifié et indépendant des entreprises est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'audit énergétique réglementaire (deux à quatre semaines).