à Maigné, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 34 diagnostics publiés par l'ADEME, 89 % de propriétaires occupants, 98 % de maisons individuelles, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Maigné est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Maigné », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Maigné, le logement loué en absorbe environ 5360 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.36 personne(s) par logement en moyenne à Maigné, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Point de vigilance financier à Maigné : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 214 400 € à 428 800 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Amortissement à Maigné : le poste de 2 144 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 107 200 € par an. Encore faut-il que les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Statut d'occupation à Maigné : 122 logements occupés par leur propriétaire, soit 89 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Maigné, sur une base de 110 m² en zone H2b, la remise à niveau d'un logement mis en location représente de l'ordre de 64 logement du parc locatif. Multiplié par un prix unitaire de 22 000 à 45 000 €, on obtient une fourchette de 1 408 000 € à 2 880 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Maigné, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 460 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.