Sur le volet ressources : pour « Ma Prime Logement Décent bailleur à Mœuvres », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 490 habitants, 55 diagnostics publiés par l'ADEME, 99 % de maisons individuelles, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Mœuvres est crédible.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 55 DPE publiés par l'ADEME à Mœuvres, soit 311 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un opérateur agréé par l'Anah, dont l'intervention sur la remise à niveau d'un logement mis en location dure cinq à neuf mois.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Mœuvres, le logement loué en absorbe environ 6616 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 18 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Mœuvres. Le logement loué pesant environ 2 646 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La séquence prime sur la vitesse : la remise à niveau d'un logement mis en location occupe un opérateur agréé par l'Anah durant cinq à neuf mois à Mœuvres. Son positionnement dans le calendrier — après l'audit, avant la mise en service — conditionne la qualité des interfaces entre lots bien plus que le choix de l'entreprise.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Mœuvres, le logement de référence de 120 m² situé en zone H1a en compte environ 79 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 1 738 000 € et 3 555 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.77 personne(s) par logement en moyenne à Mœuvres, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Mœuvres, la part de maisons atteint 99 % du parc (175 logements). Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cela signifie que la vacance du logement pendant les travaux lourds conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.