Sur ce territoire, le niveau de reste à charge observé sur les cas types locaux détermine le montant de prêt réellement utile. On relève 67 % de propriétaires occupants, un rattachement intercommunal à CC de Calvi Balagne, 74 % de maisons individuelles, en zone climatique H3. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lumio est crédible.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « éco-PTZ à Lumio rénovation globale », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Base ADEME : 282 diagnostics enregistrés à Lumio, soit un taux de 471 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à une banque partenaire du dispositif est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour le financement du reste à charge par éco-prêt (quatre à huit semaines d'instruction).
Trois pièces décident du versement à Lumio : le devis portant un prêt sans intérêt jusqu'à 50 000 € sur vingt ans en rénovation globale, l'attestation RGE de une banque partenaire du dispositif et le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Solde du dossier à Lumio : la pièce déterminante est le tableau d'amortissement rapproché de l'économie annuelle. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
Le choix du scénario change l'assiette : à Lumio, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Statut d'occupation à Lumio : 404 logements occupés par leur propriétaire, soit 67 % du parc. La décision d'engager le financement du reste à charge par éco-prêt y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Rapporté au plan de financement, l'éco-PTZ représente de l'ordre de 15 % du montant plafonné retenu à Lumio. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 4 800 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 2 700 €.
Planning réaliste à Lumio : quatre à huit semaines d'instruction d'intervention pour une banque partenaire du dispositif sur le financement du reste à charge par éco-prêt. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.