Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : 288 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, de l'ordre de 52 maisons individuelles, environ 41 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lugy, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation plancher bas à Lugy », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
À l'échelle intercommunale, à Lugy relève de CC du Haut Pays du Montreuillois. Les permanences France Rénov' de ce périmètre instruisent les demandes portant sur l'isolation du plancher bas et recensent les aides locales cumulables, qui viennent en déduction du reste à charge calculé plus haut.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : l'isolation du plancher bas traite 7 à 12 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lugy, en zone H1a, cela ramène 2 100 à 3 600 kWh par an, valorisés 226 € à 387 € au tarif conventionnel 2026.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Lugy, le plancher bas en absorbe environ 8 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 1 350 € à 2 400 € selon la catégorie de ressources.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'isolation du plancher bas. À Lugy, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Le palier de classes se calcule avant de signer : à Lugy, l'assiette double presque entre le scénario à deux classes (30 000 € HT) et celui à trois (40 000 € HT). Sur un poste de 3 000 € comme le plancher bas, cet écart justifie souvent d'ajouter un lot plutôt que de s'arrêter au minimum.
Sur le cas type retenu à Lugy — 120 m² en zone H1a — l'isolation du plancher bas porte sur environ 60 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 800 € et 4 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
La part de propriétaires occupants — 78 % à Lugy — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation du plancher bas, soit environ 41 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.