Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Lucy-sur-Cure, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 14 400 kWh par an, soit près de 1 550 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 278 DPE pour 1 000 résidences principales à Lucy-sur-Cure (30 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat et donc la date de démarrage possible pour un programme voté en assemblée générale.
Statut d'occupation à Lucy-sur-Cure : 87 logements occupés par leur propriétaire, soit 81 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
L'écart entre profils est considérable à Lucy-sur-Cure : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Maisons ou logements collectifs, la réponse technique diffère : à Lucy-sur-Cure, la part de maisons atteint 100 % du parc (108 logements). Pour un programme voté en assemblée générale, cela signifie que le calendrier de convocation et la majorité applicable conditionne la majorité des chantiers plutôt qu'une minorité de cas.
Une seule ligne du devis engage réellement l'entreprise : celle qui porte un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle. Pour un programme voté en assemblée générale à Lucy-sur-Cure, exiger sa présence écrite vaut mieux que toute garantie orale, car c'est cette valeur que l'organisme instructeur contrôle avant de solder le dossier.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Lucy-sur-Cure, sur une base de 105 m² en zone H1c, un programme voté en assemblée générale représente de l'ordre de 18 lot principal. Multiplié par un prix unitaire de 9 000 à 24 000 €, on obtient une fourchette de 162 000 € à 432 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : un programme voté en assemblée générale traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lucy-sur-Cure, en zone H1c, cela ramène 9 164 à 14 400 kWh par an, valorisés 984 € à 1 547 € au tarif conventionnel 2026.