Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève environ 1 664 logements chauffés au gaz ou au fioul, 2 289 diagnostics publiés par l'ADEME, 4 923 résidences principales recensées, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Luçon est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Luçon, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 330 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le relais de proximité compte autant que le barème national : à Luçon est rattachée à CC Sud Vendée Littoral. Les conseillers France Rénov' de ce périmètre valident la cohérence du projet de la remise à niveau d'un logement mis en location et signalent les dispositifs locaux cumulables.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 5 433 700 € à 10 867 400 € à Luçon, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la remise à niveau d'un logement mis en location à Luçon, élargir la consultation à l'ensemble du département (Vendée) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Luçon relève de la zone H2b, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la remise à niveau d'un logement mis en location s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Luçon. Le logement loué pesant environ 54 337 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Trois pièces décident du versement à Luçon : le devis portant les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé, l'attestation RGE de un opérateur agréé par l'Anah et le constat de décence après travaux. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Base ADEME : 2 289 diagnostics enregistrés à Luçon, soit un taux de 465 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un opérateur agréé par l'Anah est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour la remise à niveau d'un logement mis en location (cinq à neuf mois).