Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « rénover une maison ancienne à Lucéram », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H3 : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 11 300 kWh par an, soit près de 1 210 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 204 DPE publiés par l'ADEME à Lucéram, soit 331 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.
La part de propriétaires occupants — 73 % à Lucéram — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, soit environ 452 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Lucéram. Le bâti ancien pesant environ 22 620 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 57 % du montant plafonné retenu à Lucéram. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 096 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 179 €.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 traite 35 à 55 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Lucéram, en zone H3, cela ramène 7 191 à 11 300 kWh par an, valorisés 772 € à 1 214 € au tarif conventionnel 2026.
L'écueil le plus coûteux reste un isolant étanche à la vapeur posé sur un mur qui doit sécher. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 2 262 € à 4 524 € sur le chiffrage retenu à Lucéram — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Lucéram, sur une base de 105 m² en zone H3, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 116 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 080 € à 30 160 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.