L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « isolation des combles à Lucé », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, la zone climatique fixe la résistance thermique cible en toiture, poste dominant du bilan de déperdition. On relève 15 921 habitants, un rattachement intercommunal à CA Chartres Métropole, 33 % de propriétaires occupants, en zone climatique H1b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lucé est crédible.
Périmètre de consultation conseillé pour l'isolation des combles : Eure-et-Loir. Les entreprises RGE y interviennent couramment à Lucé, et l'écart de prix entre la première et la troisième offre dépasse fréquemment 20 % à prestation identique.
Sur la facture, ce poste vaut 619 € à 900 € par an à Lucé : l'isolation des combles couvre 22 à 32 % des consommations, soit 8 378 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H1b.
Guichet compétent : CA Chartres Métropole, dont dépend le territoire à Lucé. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur l'isolation des combles — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 5 117 logements à Lucé sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 64 % du parc. Pour l'isolation des combles, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
La part de propriétaires occupants — 33 % à Lucé — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur l'isolation des combles, soit environ 2 654 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Lucé, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 550 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
L'écueil le plus coûteux reste la trappe d'accès et les spots encastrés laissés non traités. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 315 € à 630 € sur le chiffrage retenu à Lucé — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.