Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 50 maisons individuelles, environ 46 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CC Pyrénées Haut Garonnaises. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lourde, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Lourde le montrent nettement. On relève 98 % de maisons individuelles, 10 diagnostics publiés par l'ADEME, 2.41 personne(s) par logement, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Lourde est crédible.
Situer le projet dans son département : à Lourde, en Haute-Garonne, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la sortie d'une étiquette F ou G dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
En cas de contrôle sur site à Lourde : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 369 500 € pour la sortie d'une étiquette F ou G à Lourde, soit 68 475 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que l'atteinte d'une étiquette D au minimum soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Lourde, en zone H2c, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écueil le plus coûteux reste un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 136 950 € à 273 900 € sur le chiffrage retenu à Lourde — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 196 DPE pour 1 000 résidences principales à Lourde (10 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Le parc local commande la faisabilité : sur 51 résidences principales, on estime 50 maisons individuelles (98 %) à Lourde. Le calendrier locatif et la date d'effet du bail y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la sortie d'une étiquette F ou G.