Reste la question du taux applicable : pour « rénovation d'ampleur copropriété à Loudun », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Sur ce territoire, le poids du parc collectif indique le nombre de bâtiments concernés par une procédure d'assemblée générale. On relève 6 839 habitants, un rattachement intercommunal à CC du Pays Loudunais, 1 630 diagnostics publiés par l'ADEME, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Loudun est crédible.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 630 DPE publiés par l'ADEME à Loudun, soit 484 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 7 276 500 € pour un programme voté en assemblée générale à Loudun, soit 363 825 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 391 logements à Loudun sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 41 % du parc. Pour un programme voté en assemblée générale, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Loudun relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
L'écueil le plus coûteux reste un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 727 650 € à 1 455 300 € sur le chiffrage retenu à Loudun — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Structure du parc de Loudun : 79 % de maisons individuelles, soit environ 2 645 logements sur 3 369 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour un programme voté en assemblée générale, le poids réel de le calendrier de convocation et la majorité applicable dans les projets déposés.
Statut d'occupation à Loudun : 2 032 logements occupés par leur propriétaire, soit 60 % du parc. La décision d'engager un programme voté en assemblée générale y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.