L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « sortie passoire thermique à Loubers », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Les données publiques dessinent un gisement précis : 156 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Cordais et du Causse (4 C), environ 39 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Loubers, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Loubers : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la sortie d'une étiquette F ou G, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Loubers relève de la zone H2c, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de la sortie d'une étiquette F ou G s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Loubers, sur une base de 105 m² en zone H2c, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 26 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 728 000 € à 1 430 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Trésorerie du projet à Loubers : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
Exigence opposable à Loubers : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Loubers. La sortie de passoire pesant environ 1 079 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Contexte urbain à Loubers : 45 résidences principales pour 95 habitants. Sur la sortie d'une étiquette F ou G, cela se traduit par des contraintes d'accès, d'occupation temporaire du domaine public et de livraison qui pèsent réellement sur le prix final.