Sur ce territoire, la structure du parc local indique la part de logements disposant d'une cave, d'un garage ou d'un vide sanitaire exploitable. On relève 65 diagnostics publiés par l'ADEME, 98 % de maisons individuelles, 80 % de propriétaires occupants, en zone climatique H2b. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Louailles est crédible.
Le revenu fiscal de référence commande la suite : pour « isolation plancher bas à Louailles », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Qui décide, et donc qui finance : 80 % de propriétaires occupants à Louailles, soit environ 210 logements. Pour l'isolation du plancher bas, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Sur le cas type retenu à Louailles — 120 m² en zone H2b — l'isolation du plancher bas porte sur environ 60 m² de sous-face. Au prix de marché observé, 30 à 70 € par m² de sous-face, le poste ressort entre 1 800 € et 4 200 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
Sur la facture, ce poste vaut 204 € à 349 € par an à Louailles : l'isolation du plancher bas couvre 7 à 12 % des consommations, soit 3 251 kWh au mieux sur la base conventionnelle de la zone H2b.
Le solde se finance : à Louailles, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le plancher bas contribue déjà à 1 600 € d'économie annuelle attendue.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 65 DPE publiés par l'ADEME à Louailles, soit 249 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un isolateur intervenant en sous-sol, dont l'intervention sur l'isolation du plancher bas dure deux à quatre jours.
L'écart entre profils est considérable à Louailles : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour l'isolation du plancher bas, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Louailles. Le plancher bas pesant environ 3 000 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.