Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Lopigna, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 210 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : un bassin de travaux structuré autour de CC Spelunca-Liamone, 36 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 44 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Lopigna, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Trois pièces décident du versement à Lopigna : le devis portant un SCOP ≥ 4 à 55 °C de température de départ, l'attestation RGE de un frigoriste RGE QualiPAC et la fiche d'équilibrage hydraulique des émetteurs. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
Le solde se finance : à Lopigna, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la PAC air/eau contribue déjà à 1 210 € d'économie annuelle attendue.
Côté performance, l'installation d'une pompe à chaleur air/eau pèse pour 35 à 55 % de la consommation totale. Sur la base conventionnelle appliquée à Lopigna en zone H3, cela représente entre 7 191 et 11 300 kWh évités par an, soit 772 € à 1 214 € de facture en moins au tarif de référence 2026.
Point de vigilance financier à Lopigna : le dimensionnement recopié sur la puissance de l'ancienne chaudière. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 900 € à 1 800 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 36 DPE pour 1 000 résidences principales à Lopigna (2 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un frigoriste RGE QualiPAC et donc la date de démarrage possible pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau.
Le parc local commande la faisabilité : sur 56 résidences principales, on estime 53 maisons individuelles (95 %) à Lopigna. L'implantation acoustique de l'unité extérieure y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'installation d'une pompe à chaleur air/eau.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H3 applicable à Lopigna correspond à une base de 195 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus l'installation d'une pompe à chaleur air/eau rentabilise vite son surcoût, à performance identique.