Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Longchamp, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 385 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 462 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CC de la Plaine Dijonnaise. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Longchamp, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Rapporté au plan de financement, le logement loué représente de l'ordre de 17755 % du montant plafonné retenu à Longchamp. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 32 000 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 18 000 €.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur la remise à niveau d'un logement mis en location chiffré 7 102 000 € TTC à Longchamp, cela correspond à environ 370 246 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 710 200 € à 1 420 400 € à Longchamp, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Combien de logement du parc locatif exactement ? À Longchamp, le logement de référence de 115 m² situé en zone H1c en compte environ 212 pour la remise à niveau d'un logement mis en location. La dépense attendue s'établit dès lors entre 4 664 000 € et 9 540 000 € TTC (22 000–45 000 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Dans l'ordonnancement du chantier à Longchamp, la remise à niveau d'un logement mis en location mobilise un opérateur agréé par l'Anah pendant cinq à neuf mois. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.51 personne(s) par logement en moyenne à Longchamp, ce qui fixe la base de calcul à 115 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Quatre barèmes, quatre plans de financement à Longchamp : 32 000 € (bleu), 24 000 € (jaune), 18 000 € (violet) et 4 000 € (rose) sur 40 000 € HT. Le chiffrage de la remise à niveau d'un logement mis en location ne prend son sens qu'une fois cette catégorie déterminée.