Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Levier, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Pour rendre les montants comparables, la base de calcul est fixée à 115 m², en zone H1c : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 15 800 kWh par an, soit près de 1 700 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
L'arbitrage se fait en part d'assiette : à Levier, l'ITI en absorbe environ 27 %. Il reste donc de la marge pour les autres lots du bouquet, sachant que l'aide portée par ce seul poste va de 4 905 € à 8 720 € selon la catégorie de ressources.
Le parc local commande la faisabilité : sur 964 résidences principales, on estime 736 maisons individuelles (76 %) à Levier. La perte de surface habitable, de 6 à 12 cm par mur traité y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'isolation par l'intérieur.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, l'isolation par l'intérieur à Levier suppose R ≥ 3,7 m².K/W avec pare-vapeur continu maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 10 900 € revient à 545 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Combien de m² de mur intérieur exactement ? À Levier, le logement de référence de 115 m² situé en zone H1c en compte environ 109 pour l'isolation par l'intérieur. La dépense attendue s'établit dès lors entre 7 630 € et 14 170 € TTC (70–130 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Levier, en zone H1c, la base conventionnelle retenue est de 250 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'isolation par l'intérieur et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
L'écueil le plus coûteux reste le pare-vapeur percé par les boîtiers électriques. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 1 090 € à 2 180 € sur le chiffrage retenu à Levier — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Le solde se finance : à Levier, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand l'ITI contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.