Côté éligibilité : pour « sortie passoire thermique à Les Poulières », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Les Poulières, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.77 personne(s) par logement en moyenne à Les Poulières, ce qui fixe la base de calcul à 120 m². La sortie d'une étiquette F ou G se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Ce que ce poste consomme d'assiette : 2386 % du plafond applicable à Les Poulières pour la sortie de passoire. Traduit en aide effective, cela donne 32 000 € pris en charge au taux de 80 % (profil bleu) et 18 000 € au taux de 45 % (profil violet), le solde restant à financer.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 954 500 € TTC à Les Poulières supporte 49 761 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Trésorerie du projet à Les Poulières : 6 000 € de reste à charge pour le profil le plus aidé, accompagnement pris en charge jusqu'à 2 000 €. Un éco-prêt de quinze ans ramène l'effort à 35 € par mois, à comparer aux 1 770 € d'économie annuelle auxquels la sortie de passoire participe.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 135 DPE pour 1 000 résidences principales à Les Poulières (15 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Les Poulières, en zone H1b, cela ramène 13 500 à 19 500 kWh par an, valorisés 1 450 € à 2 094 € au tarif conventionnel 2026.
La part de propriétaires occupants — 90 % à Les Poulières — dessine le volume de projets réellement engageables à court terme sur la sortie d'une étiquette F ou G, soit environ 100 logements. Le reste du parc suppose un montage locatif, avec ses propres conditions d'éligibilité.