Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Les Orres, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 150 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : de l'ordre de 143 maisons individuelles, 1925 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC Serre-Ponçon. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Les Orres, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Statut d'occupation à Les Orres : 187 logements occupés par leur propriétaire, soit 67 % du parc. La décision d'engager la sortie d'une étiquette F ou G y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
En cas de contrôle sur site à Les Orres : la mention de l'atteinte d'une étiquette D au minimum sur le devis, la qualification RGE de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, et le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Un dossier complet sécurise jusqu'à 32 000 € d'aide ; un dossier incomplet suspend le versement jusqu'à régularisation.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Les Orres, sur une base de 100 m² en zone H3, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 327 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 9 156 000 € à 17 985 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Les Orres, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 150 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Exigence opposable à Les Orres : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la sortie d'une étiquette F ou G traite 45 à 65 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Les Orres, en zone H3, cela ramène 8 755 à 12 645 kWh par an, valorisés 940 € à 1 358 € au tarif conventionnel 2026.
Une moyenne de 1.82 personne(s) par logement à Les Orres : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la sortie d'une étiquette F ou G avec le reste du bouquet.