La densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées, et les données de Léry le montrent nettement. On relève 74 % de maisons individuelles, 815 diagnostics publiés par l'ADEME, 899 résidences principales recensées, en zone climatique H1a. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Léry est crédible.
Les données publiques dessinent un gisement précis : environ 491 logements occupés par leur propriétaire, de l'ordre de 661 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA Seine-Eure. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Léry, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le climat entre dans le calcul réglementaire : la zone H1a applicable à Léry correspond à une base de 250 kWh/m²/an. Plus cette base est élevée, plus la sortie d'une étiquette F ou G rentabilise vite son surcoût, à performance identique.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Léry : que l'atteinte d'une étiquette D au minimum figure au devis, que un accompagnateur agréé et un groupement RGE soit qualifié RGE à la date de signature, et que le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Le choix du scénario change l'assiette : à Léry, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 6 391 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 907 DPE pour 1 000 résidences principales à Léry (815 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un accompagnateur agréé et un groupement RGE et donc la date de démarrage possible pour la sortie d'une étiquette F ou G.
Ce qu'il reste à payer, mois par mois : sur le cas type à Léry, 6 000 € après aides, soit de l'ordre de 35 € mensuels sur quinze ans en prêt à taux zéro. L'économie de facture attendue, 1 620 € par an, absorbe une part significative de cette mensualité.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Léry, sur une base de 110 m² en zone H1a, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 154 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 4 312 000 € à 8 470 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 639 100 € à 1 278 200 € à Léry, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.