Une fois les aides déduites, la question devient celle du solde : sur le cas type à Leffrinckoucke, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le gisement local se lit dans les mêmes données : de l'ordre de 1 618 maisons individuelles, environ 1 307 logements occupés par leur propriétaire, un bassin de travaux structuré autour de CU de Dunkerque. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Leffrinckoucke, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Statut d'occupation à Leffrinckoucke : 1 307 logements occupés par leur propriétaire, soit 68 % du parc. La décision d'engager la remise à niveau d'un logement mis en location y est directe ; ailleurs, elle passe par un bailleur dont le calcul de rentabilité et les aides diffèrent.
Le rythme local de diagnostic se lit dans les chiffres publics : 315 DPE pour 1 000 résidences principales à Leffrinckoucke (603 au total). Ce niveau d'activité fixe les délais réels de un opérateur agréé par l'Anah et donc la date de démarrage possible pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Guichet compétent : CU de Dunkerque, dont dépend le territoire à Leffrinckoucke. C'est à ce niveau que se vérifient les compléments locaux mobilisables sur la remise à niveau d'un logement mis en location — ils ne remplacent pas MaPrimeRénov' mais réduisent le solde à financer.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 323 logements à Leffrinckoucke sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 69 % du parc. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Leffrinckoucke. Le logement loué pesant environ 24 488 500 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 2 448 850 € à 4 897 700 € à Leffrinckoucke, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Le gain se calcule, il ne s'annonce pas : la remise à niveau d'un logement mis en location traite 40 à 60 % du besoin. Appliqué au cas de référence à Leffrinckoucke, en zone H1a, cela ramène 10 473 à 15 709 kWh par an, valorisés 1 125 € à 1 687 € au tarif conventionnel 2026.