Sur le plan de trésorerie : sur le cas type à Le Tronquay, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 700 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Sur le volet ressources : pour « chauffe-eau thermodynamique à Le Tronquay », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Base ADEME : 59 diagnostics enregistrés à Le Tronquay, soit un taux de 190 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un plombier RGE est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique (une journée).
À la réception à Le Tronquay, le document déterminant est le relevé de température du local source après 48 h. Il conditionne le versement du solde de l'aide, dont le montant maximal atteint 32 000 € pour un ménage très modeste et 18 000 € pour un ménage intermédiaire sur l'assiette de 40 000 € HT.
Amortissement à Le Tronquay : le poste de 2 400 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 120 € par an. Encore faut-il que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Le Tronquay. Le CET pesant environ 2 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique. À Le Tronquay, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Trois pièces décident du versement à Le Tronquay : le devis portant un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur, l'attestation RGE de un plombier RGE et le relevé de température du local source après 48 h. Leur absence ne fait pas perdre le droit à l'aide — jusqu'à 32 000 € — mais elle en gèle le paiement.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Le Tronquay — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.