L'arbitrage financier se joue ensuite sur le barème : pour « rénover une maison ancienne à Le Thor », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays des Sorgues et des Monts de Vaucluse, de l'ordre de 3 057 maisons individuelles, environ 2 532 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Thor, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le gisement de substitution est mesurable : environ 1 227 logements à Le Thor sont encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 31 % du parc. Pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, cette proportion détermine le nombre de dossiers où le saut de classes est atteignable sans toucher à la structure du bâti.
Une moyenne de 2.27 personne(s) par logement à Le Thor : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 avec le reste du bouquet.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 facturé 23 595 € TTC à Le Thor supporte 1 230 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
Ce que vérifie l'instructeur avant de payer à Le Thor : que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) figure au devis, que un artisan formé aux enduits chaux-chanvre soit qualifié RGE à la date de signature, et que le relevé d'humidité des maçonneries avant fermeture soit joint. À la clé, un solde pouvant atteindre 32 000 €.
Structure du parc de Le Thor : 78 % de maisons individuelles, soit environ 3 057 logements sur 3 919 résidences principales. C'est cette proportion qui détermine, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948, le poids réel de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés dans les projets déposés.
Le marché local ne s'arrête pas à la commune : pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Le Thor, élargir la consultation à l'ensemble du département (Vaucluse) augmente le nombre d'offres comparables sans dégrader la réactivité du chantier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 1 347 DPE publiés par l'ADEME à Le Thor, soit 344 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un artisan formé aux enduits chaux-chanvre, dont l'intervention sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 dure dix à seize semaines.