Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Poinçonnet, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 620 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : de l'ordre de 2 615 maisons individuelles, un bassin de travaux structuré autour de CA Châteauroux Métropole, 1 472 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 55 % du parc. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Poinçonnet, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écart entre profils est considérable à Le Poinçonnet : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour le financement du reste à charge par éco-prêt, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur le financement du reste à charge par éco-prêt chiffré 6 000 € TTC à Le Poinçonnet, cela correspond à environ 313 € de taxe, contre le triple au taux normal.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Poinçonnet, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec l'éco-PTZ chiffré autour de 6 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
La structure énergétique locale (49 % gaz, 7 % fioul, 3 % réseau de chaleur à Le Poinçonnet) explique pourquoi le financement du reste à charge par éco-prêt n'a pas le même rendement financier partout : c'est le prix du kWh remplacé qui fait l'économie, pas le prix de l'équipement.
Point de vigilance financier à Le Poinçonnet : un dossier déposé après la signature des devis, qui perd son éligibilité. Une reprise représente 10 à 20 % du poste, soit 600 € à 1 200 €, sans nouvelle aide mobilisable — d'où l'intérêt d'un contrôle en cours de chantier plutôt qu'à la réception.
Énergie de chauffage en place : 55 % du parc reste au gaz ou au fioul à Le Poinçonnet, soit près de 1 472 logements. Ce point de départ conditionne l'ampleur du gain obtenu par le financement du reste à charge par éco-prêt, un logement déjà chauffé à l'électricité renouvelable ne dégageant pas la même marge de progression.
Sur le cas type retenu à Le Poinçonnet — 110 m² en zone H1b — le financement du reste à charge par éco-prêt porte sur environ 6 000 euro emprunté. Au prix de marché observé, 1 à 1 € par euro emprunté, le poste ressort entre 6 000 € et 6 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.