Les données publiques dessinent un gisement précis : 933 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 36 % du parc, environ 1 508 logements occupés par leur propriétaire, 412 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Péage-de-Roussillon, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Sur ce territoire, la densité de diagnostics publiés donne la mesure du parc concerné par les étiquettes les plus dégradées. On relève un rattachement intercommunal à CC Entre Bièvre et Rhône, 2.56 personne(s) par logement, environ 933 logements chauffés au gaz ou au fioul, en zone climatique H1c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Péage-de-Roussillon est crédible.
Le solde se finance : à Le Péage-de-Roussillon, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand la sortie de passoire contribue déjà à 1 700 € d'économie annuelle attendue.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario calé sur une seule classe, insuffisant pour relouer oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 290 500 € à 581 000 € à Le Péage-de-Roussillon, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Solde du dossier à Le Péage-de-Roussillon : la pièce déterminante est le DPE après travaux réalisé par un diagnostiqueur indépendant. Sans elle, aucun versement, alors même que l'aide en jeu atteint 32 000 € au taux le plus favorable sur une assiette de 40 000 € HT.
La logistique dépend de la densité : 6 718 habitants pour 2 622 résidences principales à Le Péage-de-Roussillon. Cette densité conditionne l'emprise de stationnement, l'autorisation de voirie et le stockage des matériaux nécessaires à la sortie d'une étiquette F ou G, trois postes que les devis les moins précis oublient de chiffrer.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la sortie d'une étiquette F ou G à Le Péage-de-Roussillon suppose l'atteinte d'une étiquette D au minimum maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 2 905 000 € revient à 145 250 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Péage-de-Roussillon, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec la sortie de passoire chiffré autour de 2 905 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Exigence opposable à Le Péage-de-Roussillon : l'atteinte d'une étiquette D au minimum. Elle doit figurer sur le devis initial, pas seulement sur la facture. Un dossier de la sortie d'une étiquette F ou G qui en fait l'économie s'expose à un refus de prise en charge, l'aide comme le CEE s'appuyant sur ce critère.