Sur ce territoire, la part de logements occupés par leur propriétaire indique en creux le volume du parc locatif privé concerné. On relève 52 diagnostics publiés par l'ADEME, 555 habitants, un rattachement intercommunal à CC Comtal Lot et Truyère, en zone climatique H2c. Ces valeurs ne décident d'aucun projet à elles seules, mais elles fixent l'ordre de grandeur dans lequel un chiffrage à Le Nayrac est crédible.
Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Nayrac, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 460 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Le solde se finance : à Le Nayrac, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le logement loué contribue déjà à 1 460 € d'économie annuelle attendue.
Sur le cas type retenu à Le Nayrac — 110 m² en zone H2c — la remise à niveau d'un logement mis en location porte sur environ 116 logement du parc locatif. Au prix de marché observé, 22 000 à 45 000 € par logement du parc locatif, le poste ressort entre 2 552 000 € et 5 220 000 € TTC, à comparer à l'assiette plafonnée de 40 000 € HT mobilisable dès trois classes gagnées.
L'écart entre profils est considérable à Le Nayrac : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour la remise à niveau d'un logement mis en location, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Le parc local commande la faisabilité : sur 257 résidences principales, on estime 248 maisons individuelles (96 %) à Le Nayrac. La vacance du logement pendant les travaux lourds y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la remise à niveau d'un logement mis en location.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, la remise à niveau d'un logement mis en location à Le Nayrac suppose les critères de décence et un engagement de loyer maîtrisé maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 3 886 000 € revient à 194 300 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 2.16 personne(s) par logement en moyenne à Le Nayrac, ce qui fixe la base de calcul à 110 m². La remise à niveau d'un logement mis en location se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
L'écueil le plus coûteux reste un engagement de conventionnement signé sans simuler le manque à gagner locatif. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 388 600 € à 777 200 € sur le chiffrage retenu à Le Nayrac — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.