Le cas de référence retenu ici porte sur 105 m², en zone H2a : après un bouquet complet, la consommation recule d'environ 13 000 kWh par an, soit près de 1 400 € au tarif de référence. Côté financement, l'assiette est plafonnée à 40 000 € HT dès trois classes gagnées, l'aide ANAH s'échelonne de 4 000 € à 32 000 € selon le revenu fiscal de référence, et l'accompagnement obligatoire est pris en charge jusqu'à 2 000 €.
À l'échelle du territoire, le volume concerné se mesure : un bassin de travaux structuré autour de CC Poher Communauté, environ 251 logements occupés par leur propriétaire, 244 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Moustoir, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'ordre des étapes conditionne le droit à l'aide : audit, désignation de l'accompagnateur, dépôt, accord, puis démarrage de un scénario de gain de classes, de deux à quatre. À Le Moustoir, un devis signé trop tôt suffit à faire tomber une aide de 32 000 €.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un scénario dimensionné au ras du seuil, qui bascule d'une classe au contrôle oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 6 600 € à 13 200 € à Le Moustoir, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 66 000 € pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre à Le Moustoir, soit 3 300 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un calcul 3CL-DPE avant et après travaux par le même opérateur soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Dans l'ordonnancement du chantier à Le Moustoir, un scénario de gain de classes, de deux à quatre mobilise un auditeur énergétique qualifié pendant six à dix mois du diagnostic à la réception. Cette durée se cale entre l'audit préalable et la mise en service du générateur : la déplacer en fin de chantier oblige presque toujours à reprendre des interfaces déjà refermées.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.14 personne(s) par résidence principale à Le Moustoir, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que un scénario de gain de classes, de deux à quatre doit être dimensionné.
Le choix du scénario change l'assiette : à Le Moustoir, elle passe de 30 000 € HT à deux classes à 40 000 € HT dès trois classes. Avec le saut de classes chiffré autour de 66 000 €, l'arbitrage consiste à vérifier si le poste complémentaire nécessaire pour franchir la troisième classe coûte moins que le supplément d'aide qu'il déclenche.
Qui décide, et donc qui finance : 82 % de propriétaires occupants à Le Moustoir, soit environ 251 logements. Pour un scénario de gain de classes, de deux à quatre, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.