À Le Mans, la morphologie du parc — collectif d'après-guerre et années 1970-1990 — et la zone H2b déterminent l'ordre des lots : l'enveloppe d'abord quand elle est déperditive, la production de chaleur ensuite, la ventilation en garde-fou sanitaire.
Les données INSEE situent le parc collectif à Le Mans autour de 41 356 logements, soit 56 % des résidences principales. C'est ce volume qui justifie un traitement d'ampleur plutôt qu'une succession de gestes isolés.
La proportion de gaz et de fioul relevée dans les DPE ADEME atteint 54 % à Le Mans — de l'ordre de 39 664 logements. C'est le gisement que vise en priorité un programme collectif d'ampleur.
18 % des logements diagnostiqués à Le Mans sont raccordés à un réseau de chaleur urbain. Pour ces immeubles, la question n'est plus la production mais l'enveloppe et la régulation en sous-station.
Avec près de 55 % de bailleurs dans le parc à Le Mans, l'assemblée générale mêle deux logiques financières distinctes. Le montage retenu doit rendre lisibles à la fois le reste à charge par lot et l'effet sur la valeur locative.
L'entrée retenue ici est immeuble dont les lots sont classés F ou G : calendrier d'interdiction de location, appliquée au parc à Le Mans et à ses contraintes propres, sans reprendre le corps réglementaire complet.