Dernier paramètre, le financement du reliquat : sur le cas type à Le Gault-du-Perche, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 550 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
La lecture du parc complète l'analyse : un bassin de travaux structuré autour de CC des Collines du Perche, de l'ordre de 158 maisons individuelles, environ 139 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Gault-du-Perche, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Fiscalité applicable : les travaux d'amélioration énergétique relèvent de la TVA à 5,5 % lorsqu'ils portent sur un logement achevé depuis plus de deux ans. Sur un programme voté en assemblée générale chiffré 429 000 € TTC à Le Gault-du-Perche, cela correspond à environ 22 365 € de taxe, contre le triple au taux normal.
L'écart entre profils est considérable à Le Gault-du-Perche : 32 000 € pour un ménage très modeste contre 4 000 € pour un ménage aux revenus supérieurs, sur la même assiette de 40 000 € HT. Pour un programme voté en assemblée générale, le montage financier n'a donc rien de commun d'un foyer à l'autre.
Sur la durée de vie de l'ouvrage, un programme voté en assemblée générale à Le Gault-du-Perche suppose un gain d'au moins 35 % de consommation conventionnelle maintenu dans le temps. Rapporté à vingt ans d'usage, le poste chiffré à 429 000 € revient à 21 450 € par an avant aides, montant à mettre en regard de l'économie de facture et non du seul prix d'achat.
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Gault-du-Perche relève de la zone H1b, dont la base conventionnelle atteint 250 kWh/m²/an. Le temps de retour de un programme voté en assemblée générale s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.
Ce qui coûte le plus cher n'est pas le prix d'achat mais la reprise : un audit trop ancien au moment du dépôt du dossier oblige à rouvrir l'ouvrage. Comptez 42 900 € à 85 800 € à Le Gault-du-Perche, à la charge exclusive du ménage puisque l'aide a déjà été versée sur le premier chantier.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 45 DPE publiés par l'ADEME à Le Gault-du-Perche, soit 280 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un maître d'œuvre mandaté par le syndicat, dont l'intervention sur un programme voté en assemblée générale dure dix-huit à trente mois, études comprises.
Une moyenne de 1.99 personne(s) par logement à Le Gault-du-Perche : ce chiffre paraît anodin, il commande pourtant le débit de ventilation, le volume d'eau chaude et donc la cohérence de un programme voté en assemblée générale avec le reste du bouquet.