Reste le financement du solde : sur le cas type à Le Ferré, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : 344 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CA Fougères Agglomération, environ 205 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Ferré, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
L'écueil le plus coûteux reste un audit réalisé par l'installateur qui vend ensuite les travaux. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 110 € à 220 € sur le chiffrage retenu à Le Ferré — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Qui décide, et donc qui finance : 68 % de propriétaires occupants à Le Ferré, soit environ 205 logements. Pour l'audit énergétique réglementaire, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 1 100 € pour l'audit énergétique réglementaire à Le Ferré, soit 55 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que deux scénarios de travaux dont un atteignant au moins la classe C soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Combien de audit exactement ? À Le Ferré, le logement de référence de 115 m² situé en zone H2a en compte environ 1 pour l'audit énergétique réglementaire. La dépense attendue s'établit dès lors entre 800 € et 1 400 € TTC (800–1 400 € l'unité), pour une assiette éligible plafonnée à 40 000 € HT.
Le parc local commande la faisabilité : sur 302 résidences principales, on estime 292 maisons individuelles (97 %) à Le Ferré. L'antériorité de l'audit sur tout engagement de devis y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'audit énergétique réglementaire.
Base ADEME : 104 diagnostics enregistrés à Le Ferré, soit un taux de 344 pour 1 000 logements. Plus ce taux est élevé, plus la demande adressée à un auditeur qualifié et indépendant des entreprises est soutenue — et plus il faut anticiper la réservation d'un créneau pour l'audit énergétique réglementaire (deux à quatre semaines).
Pourquoi la même solution ne se classe pas au même rang partout : à Le Ferré relève de la zone H2a, dont la base conventionnelle atteint 225 kWh/m²/an. Le temps de retour de l'audit énergétique réglementaire s'en trouve mécaniquement raccourci par rapport aux zones plus douces.