Reste le financement du solde : sur le cas type à Le Fenouiller, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 400 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Ce que ces chiffres disent du potentiel : environ 1 984 logements occupés par leur propriétaire, 647 logements encore chauffés au gaz ou au fioul, soit 28 % du parc, 237 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Fenouiller, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Combien d'occupants, quels besoins : avec 2.11 personne(s) par résidence principale à Le Fenouiller, les besoins d'eau chaude et de renouvellement d'air se déduisent directement. C'est sur cette base, et sur 105 m², que la sortie d'une étiquette F ou G doit être dimensionné.
La densité de diagnostics renseigne sur la maturité du marché : 557 DPE publiés par l'ADEME à Le Fenouiller, soit 237 pour 1 000 résidences principales. Un tel volume conditionne les délais de un accompagnateur agréé et un groupement RGE, dont l'intervention sur la sortie d'une étiquette F ou G dure quatre à huit mois, audit compris.
Situer le projet dans son département : à Le Fenouiller, en Vendée, les mêmes barèmes nationaux s'appliquent, mais les prix d'entreprise et les délais varient d'un bassin à l'autre. Consulter trois devis sur la sortie d'une étiquette F ou G dans ce périmètre reste la seule façon d'objectiver le coût.
Le taux de TVA n'est pas un détail sur ce type de chantier : à 5,5 %, la sortie d'une étiquette F ou G facturé 1 660 000 € TTC à Le Fenouiller supporte 86 540 € de taxe. Une facturation à 20 % par erreur renchérit le projet de plusieurs milliers d'euros et se rattrape mal après coup.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Fenouiller, en zone H2b, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de la sortie d'une étiquette F ou G et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Fenouiller, sur une base de 105 m² en zone H2b, la sortie d'une étiquette F ou G représente de l'ordre de 40 logement classé F ou G. Multiplié par un prix unitaire de 28 000 à 55 000 €, on obtient une fourchette de 1 120 000 € à 2 200 000 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Amortissement à Le Fenouiller : le poste de 1 660 000 € s'étale sur une vingtaine d'années d'usage, soit 83 000 € par an. Encore faut-il que l'atteinte d'une étiquette D au minimum reste vérifié après travaux, faute de quoi la performance se dégrade avant la fin de l'amortissement.