Sur le volet ressources : pour « rénover une maison ancienne à Le Faouët », un ménage très modeste mobilise jusqu'à 32 000 €, un ménage modeste 24 000 €, un ménage intermédiaire 18 000 € et un ménage aux revenus supérieurs 4 000 € sur l'assiette de 40 000 € HT. À deux classes gagnées, l'assiette redescend à 30 000 € HT et les montants suivent dans la même proportion.
Rapporté au parc réel, l'ordre de grandeur est le suivant : de l'ordre de 1 216 maisons individuelles, 343 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, environ 1 070 logements occupés par leur propriétaire. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Faouët, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le dimensionnement suit l'occupation réelle : 1.97 personne(s) par logement en moyenne à Le Faouët, ce qui fixe la base de calcul à 105 m². La rénovation d'un bâti antérieur à 1948 se calibre sur cette occupation, pas sur la surface cadastrale ni sur la facture de l'année passée.
Rapporté au plan de financement, le bâti ancien représente de l'ordre de 57 % du montant plafonné retenu à Le Faouët. Un ménage très modeste voit donc ce seul poste couvert à hauteur de 18 096 € par MaPrimeRénov' Parcours accompagné, un ménage intermédiaire à hauteur de 10 179 €.
Planning réaliste à Le Faouët : dix à seize semaines d'intervention pour un artisan formé aux enduits chaux-chanvre sur la rénovation d'un bâti antérieur à 1948. Placer ce lot trop tard dans la séquence revient à rouvrir des ouvrages finis, avec le surcoût correspondant et un décalage de la date de réception.
Le parc local commande la faisabilité : sur 1 430 résidences principales, on estime 1 216 maisons individuelles (85 %) à Le Faouët. L'avis de l'architecte des Bâtiments de France en abords protégés y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 22 620 € pour la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 à Le Faouët, soit 1 131 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que une perméance compatible avec un mur capillaire (µ faible) soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
Le métré fait foi avant toute discussion de prix : à Le Faouët, sur une base de 105 m² en zone H2a, la rénovation d'un bâti antérieur à 1948 représente de l'ordre de 116 m² de mur en pierre ou pan de bois. Multiplié par un prix unitaire de 130 à 260 €, on obtient une fourchette de 15 080 € à 30 160 € TTC, que le plafond d'assiette de 40 000 € HT vient ensuite borner.
Le solde se finance : à Le Faouët, le reste à charge du cas type le plus aidé s'établit à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement jusqu'à 2 000 €. Étalé en éco-prêt sur quinze ans, cela représente environ 35 € par mois, quand le bâti ancien contribue déjà à 1 400 € d'économie annuelle attendue.