Le gisement local se lit dans les mêmes données : environ 656 logements occupés par leur propriétaire, 262 diagnostics publiés pour 1 000 résidences principales, un bassin de travaux structuré autour de CC du Pays des Abers. Ce volume ne préjuge d'aucune éligibilité individuelle : il indique seulement où se concentrent, à Le Drennec, les situations où le scénario décrit sur cette page a le plus de chances d'être pertinent.
Le reste à charge se finance, il ne se paie pas nécessairement au comptant : sur le cas type à Le Drennec, le reste à charge d'un ménage très modeste ressort à 6 000 € après aide ANAH et prise en charge de l'accompagnement. Étalé sur quinze ans en éco-prêt à taux zéro, cela représente de l'ordre de 35 € par mois, à comparer aux 1 530 € d'économie annuelle attendue sur la facture d'énergie.
Même projet, aides très différentes : sur l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique à Le Drennec, l'aide varie de 4 000 € à 32 000 € selon la catégorie de ressources, avec 24 000 € pour un ménage modeste et 18 000 € pour un intermédiaire. Vérifier son RFR avant de comparer des devis évite bien des déconvenues.
Le parc local commande la faisabilité : sur 767 résidences principales, on estime 739 maisons individuelles (96 %) à Le Drennec. Un volume de local non chauffé d'au moins 20 m³ en air ambiant y devient l'arbitrage dominant, bien avant le choix de matériau, pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique.
Coût complet plutôt que prix d'achat : 2 400 € pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique à Le Drennec, soit 120 € par an sur une durée d'usage de vingt ans, sous réserve que un COP ≥ 3 sur air extrait ou air extérieur soit tenu dans la durée. C'est cette valeur annualisée qui se compare à l'économie d'énergie.
L'écueil le plus coûteux reste l'appareil placé dans un local chauffé, qui refroidit la pièce qu'il ponctionne. Sa reprise après coup coûte couramment 10 à 20 % du poste, soit 240 € à 480 € sur le chiffrage retenu à Le Drennec — un montant qui n'est jamais couvert une seconde fois par l'aide, déjà consommée.
Deux classes ou trois, la différence est d'abord financière : 30 000 € HT contre 40 000 € HT d'assiette à Le Drennec. Le CET pesant environ 2 400 €, il reste à comparer le coût du lot supplémentaire au gain d'aide obtenu en franchissant le palier.
La zone climatique n'est pas un détail administratif : à Le Drennec, en zone H2a, la base conventionnelle retenue est de 225 kWh/m²/an. C'est elle qui fixe le retour sur investissement de l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique et qui explique qu'un même ouvrage soit prioritaire ici et secondaire dans une zone plus tempérée.
Qui décide, et donc qui finance : 86 % de propriétaires occupants à Le Drennec, soit environ 656 logements. Pour l'installation d'un chauffe-eau thermodynamique, cela signifie autant de dossiers décidables sans mandat de gestion, le solde relevant du parc locatif et donc d'un montage bailleur distinct.